samedi 23 avril 2016

INTERSTELLAR

Interstellar avait tout pour devenir le film de science-fiction de toute une génération, comme 2001 L'Odyssée De L'espace le fut en son temps et à laquelle il doit tout. Hélas, tout a été foutu en l'air par un mélo familial à la con. Ça devait être un film de SF, on s'est retrouvé avec une sitcom...

Vu avec ma Rouquine à la fin de l'année 2015, et qui, elle, n'a pas du tout aimé, ce film m'a mis tout de même quelques claques assez sévères. En fait, il aborde des choses dont j'ai toujours rêvé de faire : la découverte et l'exploration de mondes extraterrestres. Je n'ai jamais oublié cet épisode de Cosmos 1999, Le Gardien De Piri, où toute la clique du commandant Koenig se retrouvait sur une planète zarbi, avec un ciel violet et des plantes blanches. Quand vous avez 3 ou 4 ans et que vous voyez ça, croyez-moi, ça vous marque.

Le passage dans le trou de ver, et surtout l'atterrissage sur la planète de Miller (voir tout en bas de cet article), sont les scènes cinématographiques les plus marquantes pour moi depuis bien longtemps. Ce monde aquatique et ses vagues de 5 km de haut, c'était... wow! L'autre planète, celle de Mann, ne m'a pas fait grand-chose car trop semblable à ce qu'on a déjà chez nous. En fait, c'est ça ma différence entre l'équipage d'Endurance et moi: eux cherchent une Terre bis, moi des planètes totalement à l'opposé. Pas forcément inhospitalières, mais vraiment TRES différentes.
Enfin, le plongeon de Cooper dans le trou noir à la fin, là aussi, est formidable. Aller voir de l'autre côté de ce monstre qui avale tout, même la lumière, savoir ce qui se passe dedans et sa finalité. Bon, même si on ne peut l'affirmer à 100%, on sait que les chances de survie lorsque l'on tombe là-dedans sont proches de zéro. Les théories sont nombreuses sur ses conséquences. Atomisation, "spaghétisation", vaporisation... Mais l'espoir fait vivre et même Stephen Hawkins commence à admettre que les trous noirs sont probablement des sortes de passages vers d'autres univers.

Je passe sur la scène de la biblio géante, le surréaliste ne me gêne pas, on l'a bien vu dans 2001 d'ailleurs avec le "stargate", qui interroge toujours autant sur sa signification 45 ans après, mais on revient encore et toujours à la smala de Cooper. C'est chiant. Je n'ai rien contre Jessica Chastain, c'est d'ailleurs elle aussi une belle rouquine avec des formes, mais bon, quand on est dans l'espace, on largue ses responsabilités terrestres, sinon on reste sur Terre, on ne fait pas les deux.

Malgré des scènes que je n'oublierai probablement jamais, et une bande-son à la hauteur, il m'en reste une impression de frustration. Pas de ratage mais le sentiment que le film a été torpillé par l'un des commandements de l'industrie du cinéma américain qui est de foutre de la famille dans tout. On connaît les ficelles, ça démarre mal (divorce, parents absents, gosses malades etc.) et à la fin, après maintes épreuves, tout va mieux. Je hais ces clichés de merde. On doit déjà se fader les horripilants comptes à rebours lors de la dernière demi-heure, histoire de renforcer le suspense, sans oublier la phrase que l'on entend à chaque fois dans ces super productions: "C'est notre dernière chance!", mais si en plus il faut se taper le tarif familial, alors là... Combien de bons scénarios ont été démolis à cause de ça? Abyss, Die Hard etc.

Il paraît qu'une suite est à l'étude. On peut rêver d'un Interstellar 2 qui ne donnerait que dans l'exploration de planètes toutes plus barrées les unes que les autres et, surtout, sans gamins à élever à des millions d'années-lumière de là.















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4 commentaires:

  1. Sympa comme article. Avis intéressant. Personnellement, j'ai détesté le film, je l'ai trouvé super chiant, même s'il y a quelques bonnes choses (celles que vous relevez justement). En fait je dois être imperméable au cinéma hyper prétentieux de Nolan. Inception et ses Batman m'avaient déjà bien gavé. Quand il retrouvera la sobriété et l' efficacité d'un Memento, là, OK.

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  2. C'est vrai que le côté "gnan gnan" bouffe une peu la dimension métaphysique de l’œuvre.

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  3. La caractérisation des personnages et le développement psychologique tiennent sur l'équivalent d'un post it. Si même ce minimum syndical vous fait chier, franchement, autant regarder un fond d'écran ...

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  4. Wow.
    Sasha Grey, que je viens de découvrir, est une nana incroyable.
    Même ma compagne, qui y met de l'entrain, n'est pas à la hauteur LOL.

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