lundi 16 juin 2014

BREAKING BAD HEISENBERG - MEZCO



Je l’ai déjà dit, je ne regarde pas les séries TV. D’une part, parce que je n’ai pas la télé, ou si peu, et de l’autre c’est une attitude volontaire de ma part pour m’en protéger. Je sais à quel point tout cela est chronophage. J’étais dedans durant toute la seconde moitié des années 90 avec les Simpson, X-Files, Millennium etc. Sans parler des rediffs de Dallas. On regarde ça et on ne fait plus rien à côté. C’est comme les jeux vidéo, ça vous aspire littéralement. Avec le Net, c'est encore pire, on n'est plus dépendant des diffusions de la télé, tout est accessible et rattrapable. Je connaissais quelqu’un comme ça qui se tapait des dizaines de séries complètes par an. Sur le plan de sa vie privée, c’était bien évidemment le néant absolu.
Cette attitude me dessert. Je sais que je dois rater des trucs sympas et je passe régulièrement pour un idiot auprès de mes relations, qui ont presque tous mis le pied dans le piège à loup. A chaque série phare, il y en a une par an en moyenne, parce que je ne connais pas, j’ai droit à mon lot de « ringard, sauvage, cassos » etc. Les bons amis.
Heroes, 24h, Urgences, Lost, Dr.House, Dexter, Prison Break etc. Jamais vu un seul épisode ! Et celles qui passent actuellement, même topo ! The Walking Dead, The Mentalist, NCIS, Game Of Thrones, inconnus au bataillon. Je dois avouer que j’ai tenté le coup pour The Walking Dead mais je me suis tellement ennuyé lors du visionnage des deux premiers épisodes que j’ai arrêté de suite le massacre. Demandant conseil à une copine experte à ce propos, elle me répondit :
- C’est normal, c’est comme ça jusqu’à la fin de la 2e saison et après, ça démarre enfin !
Ça ne va pas être possible.

Donc, pas de séries chez moi. Mais il faut bien une exception à la règle et ce sera Breaking Bad. Je voyais passer ce truc régulièrement et les critiques dithyrambiques ne manquaient pas, même si ça ne veut rien dire. Mais tout de même, ça attisait ma curiosité. Je me suis réveillé alors que le dernier épisode venait d’être diffusé aux USA, en septembre 2013. La série était donc complète, pas d’attente à avoir entre deux saisons. Parfait !
Topant la première « juste pour voir », j’ai dévoré les quatre suivantes en un mois. L’attitude décrite plus haut, du type qui se retrouve aspiré par la série, se réalisait. Le ouikène, c’était l’orgie et une quasi saison complète était faite à chaque fois.
Bien aidé à ce moment-là par une nana, elle aussi prof de chimie de son état, ce fut doublement drôle. On se rematait le début à deux et elle me donnait des explications. « Du phosphore rouge, alors ça, c’est mortel ! », « La méthylamine ça sent la bite, comme tous les trucs aminés ! » etc.

Je découvris cette série qui se voulait réaliste, même si les couilles existent. Ici, point de zombies ou les aventures de Passe-Partout au pays des dragons magiques. On assistait à la lente transformation de quelqu’un de falot en un monstre froid et inhumain et n'ayant plus rien à perdre car condamné par la maladie. Ce que le « bien » lui avait refusé malgré ses compétences, comme la réussite, la reconnaissance et l’argent, le « mal » le lui offrait sur un plateau avec en prime le côté revanchard. C’est ça qui m’a attiré, la révélation de ce côté noir que nous avons tous en nous en l'assumant parfaitement, sans parler de cette sorte de paternité presque revendiquée avec Scarface.
Le traitement des personnages était également excellent. Il y a très peu de gens bien là-dedans. On a longuement parlé de la mauvaise image donnée aux femmes dans Breaking Bad, en particulier avec Skyler qui incarne, avec raison, ce genre de nana totalement imbuvable et si commune, imposant ses choix à tout le monde et coupant les couilles des hommes de sa famille. Mais les autres ne sont pas en reste. Saul, l’avocat aussi pourri que ses clients, Hank, le beauf carriériste à grande gueule mais à petite bite, Jesse, le junkie larmoyant et dépressif, Marie, la paumée névrosée etc. Finalement, on se rend compte que les personnages les plus équilibrés de la série sont les méchants. Ils ne se racontent pas d’histoire eux, et agissent clairement.

Breaking Bad fut l’un de mes deux chocs de 2013, l’autre étant Kick-Ass. Il était donc évident que je m’offrirais une figurine ou deux de la série. Ayant loupé celles avec les combinaisons hazmat, même si de nouveaux modèles sont sortis depuis, je me suis laissé tenté par celle incarnant Heisenberg dans la cinquième et dernière saison, qui est peut-être ma favorite de toute, parce que très dark et que la métamorphose de Walter est complète. Heisenberg avec son chapeau, ses lunettes noires et son sac de biffetons, c’était emblématique. Allez, on commande.


- You clearly don’t know who you’re talking to, so let me clue you in. I am not in danger, Skyler. I am the danger. A guy opens his door and gets shot, and you think that of me? No! I am the one who knocks!

16 cm de haut.

129 grammes.

Cette figurine n'est pas articulée, c'est un bloc, comme celle de Carrie.

Une très bonne tenue et une énorme ressemblance, c'est bien le principal.

La peinture pour la main tenant le flingue a débordé. Détail.

- Stay out of my territory!

- I have spent my whole life scared, frightened of things that could happen, might happen, might not happen, 50-years I spent like that. Finding myself awake at three in the morning. But you know what? Ever since my diagnosis, I sleep just fine. What I came to realize is that fear, that’s the worst of it. That’s the real enemy. So, get up, get out in the real world and you kick that bastard as hard you can right in the teeth.

- Say my name!

Super le grain de poussière blanc sur les lunettes...

- I watched Jane die. I was there. And I watched her die. I watched her overdose and choke to death. I could have saved her. But I didn't.

La figurine réussit le pari d'être très ressemblante, et pour le prix, c'était pas gagné.

Le chapeau se retire.

On note un léger voile gris sur le crâne, pour simuler la repousse des cheveux.

- I won!

Les lunettes aussi se retirent.

- We’re done when I say we’re done.

- I told you Skyler, I warned you for a solid year: You cross me, and there will be consequences.

En guise d'accessoires, un sac plein de billets est fourni ainsi qu'un petit sachet de meth.

- Jesse, you asked me if I was in the meth business or the money business. Neither. I'm in the empire business.

- I did it for me. I liked it. I was good at it. And I was really… I was alive.

A l'arrivée.

Verso.

Extraction.

Une très bonne figurine qui capte l'essentiel d'Heisenberg et pour un prix très modique. Que demander de plus?

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