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dimanche 1 mai 2016

RETOUR DE BROCANTE

Un Panini presque vide de "Embrasse-Moi Lucile", le genre de série qui me faisait gerber à l'époque, mais on l'a pris pour une seule raison.

Il semble avoir appartenu à une petite pauvre qui a dessiné les portraits faute d'avoir les images. C'est pas beau ça?

Des disques, encore et toujours. Les prix grimpent de mois en mois. Nous ne serions pas étonnés qu'une mode du vinyle des années 70/80 se généralise comme celle des jouets... Bref, les disques du haut, pour ma Rouquine, et ceux du bas, pour moi. J'ai découvert Lloyd Cole assez tard, en 85/86, par une cousine plus âgée qui n'écoutait que ça. Tout comme les Smiths ou Prefab Sprout dans le même genre, ça n'a pas pris en France et je passais donc pour un mutant snob d'écouter ce truc anglais inconnu par chez nous. Mais pourquoi n'écoutais-je pas Images ou Julie Piétri comme tout le monde moi?? Quant à Samantha Fox, il y a tellement de choses à dire que j'en ferai sans doute un article thérapeutique pour les Branchés un de ces quatre. J'ai un lourd passif avec cette blonde vulgaire...

Mis à part l'album de Simply Red, pour ma Rouquine, tout le reste ne sont que des maxis 45 tours, on aime bien ça. Je passe sur Simple Minds que j'ai jamais vraiment apprécié, même si je les ai écoutés et financés. Trop rock sans doute, et puis cette aura de charity business me faisait gerber. Mais le maxi de Propaganda, alors ça, c'est de la trouvaille! Le Polish mix permet de maximiser P : Machinery sans le délayer, le Passive mix, lui, va à l'essentiel du titre et le maxi se ferme par une version un tout petit plus longue de Frozen Faces. Quel groupe new wave pouvait lutter face à Propaganda en 85/86? Personne.

Une K7 vierge encore emballée, une "metal"! La Rolls des K7! C'est bien simple, des "metal", je n'en avais aucune à l'époque. Trop cher! C'était vendu quasiment 100 balles le bi-pack. J'ai eu une ou deux "chrome" qui était la niveau en dessous, tout le reste n'était que du "ferro", avec une qualité de son que les vieux savent... Comment pourrai-je regretter cette période? Cette K7 rejoindra celle trouvée voilà peu.

jeudi 26 juin 2014

VIEILLE PUB PANINI STICKERS

J'en ai acheté de ces merdes en 84/85... Des logos, des bestioles, des petits coeurs, des mots, le tout en version brillant. Même ma mère adorait ça!

dimanche 16 février 2014

HOMMAGE A SPECTREMAN



Ce blog n'a jamais fait une grosse place aux séries live japonaises, les fameux tokusatsu, dont X-Or ou Bioman sont les fers de lance en France. Une review sur le Dekaranger Robo, quelques pubs par-ci par là, un peu d'Ultraman parfois, mais rien de plus, et ce pour la simple raison que je n'ai jamais vraiment adhéré à ça. La greffe aurait pu prendre pourtant car, étant gosse, ça me plaisait mais bon, j'étais un gosse... La croissance aidant, j'ai très rapidement pris mes distances.
Il y eut tout d'abord San Ku Kai, que je regardais tous les samedis en 1979 avec mes parents. Ça les faisait rire de voir ces combats de karaté. On était encore en pleine période Bruce Lee. Pour l'époque, San Ku Kai c'était pas mal. Pour l'époque seulement... J'ai acheté l'intégral DVD en 2004 ou 2005 à un prix dérisoire. Tout cela a très mal vieilli et j'ai pas été bien loin dans le visionnage. Je me rappelle d'une scène où le singe du groupe tombait dans l'eau et des bulles d'air sortaient des yeux du masque...
Et puis vint X-Or, le mercredi après-midi en 1983. Là aussi, je regardais mais déjà d'un autre oeil. J'avais très vite compris qu'on ne faisait que voir et revoir les mêmes séquences. La transmutation, le side-car, le dragon Popy, le coup d'épée final... C'était lassant. Chaque semaine, le même épisode ou presque. Je me souviens que ma voisine, lorsque nous regardions X-Or ensemble, coupait toujours le son lors de la fameuse phrase: "Il suffit de 5/100e de seconde à X-Or pour revêtir son scaphandre de combat..." Ça l'insupportait d'entendre ça à chaque fois. C'est vrai qu'il y avait un côté lavage de cerveau avec ce genre de série, et toutes celles qui suivirent étaient dans ce schéma. En voyant un seul épisode, on avait vu toute la série ou presque.
Quand Bioman déferla en France, je fus stupéfait devant le succès de ce truc que je trouvais encore plus kitsch que X-Or ou même San Ku Kai. Ce robot géant en plastoc et ces guignols de toutes les couleurs là... Comment pouvait-on adhérer à ce truc à plus de 10 ans d'âge? C'était fini les tokusatsu pour moi. Ça ne pouvait plus marcher. Le dernier que je vis d'un oeil fut Flashman, en 1989, le matin pendant que je m'habillais et déjeunais. Là aussi, hyper répétitif. Je me rappelle que je partais en cours au moment où une méduse ressuscitait le méchant pour en faire un monstre géant...
Mais entre San Ku Kai et X-Or, il y eut une autre série dans le même genre: Spectreman. Et là, je dois avouer qu'elle m'a salement plu. Suffisamment pour que je lui consacre un petit hommage ici même.


Spectreman, que j'ai longuement appelé "Spectroman",  fut acheté par Antenne 2 en 1979, et dut être diffusé la même année mais fut laissé dans les cartons pour causes de veto de la directrice des programmes qui trouvait cette série abominable. C'est en 1982 qu'il fût ressorti. Trois ans après son achat et dix après sa première diffusion au Japon...
Spectreman se voulait une série écolo avant l'heure. Au début des années 70, alors que l'économie japonaise s'apprêtait à bouffer le monde, elle devait payer sa croissance par une pollution hors norme, Tôkyô étant la ville la plus polluée du monde à ce moment-là. Ce triste fait donnait une base crédible et opportuniste à l'histoire. En résumé, le Docteur Gori débarque sur Terre après avoir été chassé de sa planète natale. Découvrant la folie humaine qui détruit volontairement son monde en le polluant, il décide d'exploiter ça en créant des monstres géants à partir de cette même pollution afin de nous dominer. Heureusement, des êtres bienveillants nous envoient "George", un robot à l'apparence humaine et qui devient Spectreman, pour nous sauver de ce putain de singe et de ses monstres en mousse...

N'ayant jamais revu la série depuis, juste quelques bouts d'épisodes sur le Net, et souvent dans une qualité épouvantable, ce sont surtout mes souvenirs de gosse qui parlent. Et c'est sans doute pour ça que je préfère Spectreman à San Ku Kai ou X-Or. La magie de l'enfance n'a pas été démolie par un visionnage à l'âge adulte. Il vaut mieux laisser ses souvenirs tels qu'ils sont dans sa tête parfois et ne pas les rafraîchir de peur de tout foutre en l'air.

Il faut reconnaître qu'il avait une bonne tête. J'avais même appris à le dessiner à l'époque.

Les combats, ça use...

Des décors crédibles...

Tetsuo Narikawa incarnait "George" en vf, Jouji Gamou en vo, mais aussi Spectreman. Et oui, pas de double rôle, avec un bellâtre pour la version civile et un cascadeur pour le guignol en casque doré. Non, on prend le même pour les deux, rentabilité maximale.

Tetsuo Narikawa, malheureusement décédé en 2010, était un prof de karaté assez reconnu. Après Spectreman, il continua sa petite carrière dans d'autres séries live puis arrêta pour se consacrer définitivement aux arts martiaux dans son propre dôjô.

Spectreman combattait les hommes-singes. On sent de suite que La Planète Des Singes cartonnait à ce moment là.

L'ennemi de Spectreman, le Docteur Gori. Un singe avec une perruque blonde, il fallait oser...

Les monstres sont du même tonneau. Ici, une cervelle sur pattes mais qui évoque plus un poivron moisi qu'autre chose...

Les Japonais ont toujours voulu être crédibles sur les trucs les moins crédibles. Ici, une fiche détaillée sur un autre monstre de Spectreman, avec des poils/plumes et de gros yeux qui clignotent... Et ce n'est pas le pire! Je me souviens particulièrement d'une histoire où Spectreman s'introduisait dans un estomac de baleine géante. Et je me rappelle très bien avoir vu à quel point c'était foireux à ce moment là. Les parois de cet estomac était des sacs-poubelle tendus et des gens derrière donnaient l'illusion du mouvement en les faisant bouger. Ah mon dieu!

La première coupure de presse française sur Spectreman. La personne qui a écrit ça devait sniffer sec...

Devant le succès de la série, la chanson fut rapidement déclinée en 45 tours. Je l'avais et il a longuement tourné...


Le générique français avec cette fameuse chanson. Vous y verrez pas mal de ces monstres évoqués plus haut.


Le générique japonais.

L'album Panini, que je fis avec un grand plaisir en 82. Je conservais mes doubles dans ma pochette en jean obtenue dans Pif Gadget. Je n'ai pas trouvé les pages intérieures de cet album hélas. Je sais que certains ici collectionnent ces vieux albums alors si quelqu'un l'a, je serai preneur de quelques photos ou scans de ces pages. Je ne les ai pas vues depuis au moins 30 ans, la vache...

La série n'est jamais sortie en DVD en France, mais au Japon elle le fut sous la forme d'un coffret reprenant la tête de Spectreman. C'est plutôt pas mal même si ce genre de trucs sont des horreurs à ranger.

Les hommages des fans du monde entier ne manquent pas.

France, USA et Amérique du Sud où il est également très connu.

Bien entendu, les jouets sont légions au Japon mais semblent être édités en très petite quantité car ça se bagarre toujours pour les avoir et les prix sur les différents Ebay du monde sont juste hallucinants.

Une statue PVC comme ça me botterait bien.

Une figurine du Dr. Gori qui fait de suite penser à Fantomas.

Un document rare, une photo d'époque lors d'un festival japonais.

Un bonus gourmand, un épisode en français dessiné pour le mythique hebdomadaire Télé Junior, largement évoqué ici pour Goldorak. Ces épisodes furent réunis par la suite dans des hors-séries. J'en avais un, dont cet épisode est extrait d'ailleurs. Admirez l'histoire. Un gamin qui pue mortellement de la gueule...

Le singe rit...

George ressemble vraiment à Bruce Lee dans cette BD...

Les asiatiques sont jaunes hein... Imaginez une BD comme ça de nos jours.

Les dessins ne sont pas mauvais, il faut reconnaître ça.

C'est hard...

Au secours...

vendredi 20 décembre 2013

ALBUM VIGNETTES SUPERHEROS 1981 - AGE

Au cours de l'année 1981, j'étais en CM1, une bonne année pour moi. Une maîtresse d'école sympa et des copains de classe amusants. Je lisais à fond les Strange et compagnie mais en solo, pensant naïvement que j'étais le seul à me fader ce genre de lecture. Les autres connaissaient semble-t-il. Lorsqu'il m'arrivait de ramener quelques exemplaires dans mon cartable ou un dessin pompé dessus, je les voyais s'exclamer de surprise et prononcer le nom du héros en question. Ils n'étaient pas hébétés, mais de là à me dire qu'ils lisaient ça, non. C'est l'année suivante, en CM2, malgré une prof horrible, que j'allais découvrir que je n'étais pas seul à aimer des clowns en capes ou collants violemment colorés.
En cette presque fin d'année scolaire de 1981, après que les cons aient vainement attendu l'invasion des chars russes, conséquence de l'élection de Mitterrand, je faisais l'album "Superheros" pour des raisons évidentes. Avoir des doubles dessus n'était même pas ennuyeux, on avait toujours un coin de cahier ou d'armoire pour y coller dessus une ces vignettes en trop. Ne me demandez pas comment j'en suis arrivé à le faire, je ne m'en souviens plus du tout. Je me revois simplement sous un beau soleil en train de dealer des images dessus et montrer les pages déjà remplies de cet album à mes copains. Et surtout, et ça c'est gravé, je me rappelais parfaitement des noms totalement biscornus des héros à coller. "Fantôme Volant" pour Ghost Rider, "la Bête de Lave" pour L'homme-Chose, "Eponge" pour L'Homme Absorbant... Ce n'était pas du tout respectueux et, déjà à l'époque, ça me faisait bondir. J'avais envie d'attraper ceux qui avaient pondu cet album et les bourrer de coups de pieds, à l'aide de mes nouvelles tennis blanches à scratch, pour ce crime de lèse-majesté. On ne touche pas aux super-héros!

Je n'avais plus revu cet album depuis bien longtemps et c'est ma Rouquine qui me l'a exhumé de ses archives personnelles. Il n'est pas complet, comme souvent avec ce genre d'albums trouvés dans les brocantes, mais qu'importe. La nostalgie est belle et bien là.
Au fait, en fin de post, vous trouverez une pub pour l'album d'images d'Ulysse 31. Il est disponible ici.