On assiste à un engouement certains chez de nombreux adultes nostalgiques pour les jouets de collection japonais et souvent sous l’œil consterné de leur
, acceptant difficilement que l’on puisse gaspiller l’argent du ménage dans des japoniaiseries pareilles alors que le petit a besoin d’
... Cruel dilemme.
Il existait déjà avant des fans de « garage kits » comme on dit, ces maquettes à monter puis à peindre. Nécessitant de l’expérience et trop de matériel (outil, peinture, pinceaux, aérographe etc.), d’autres plus pressés et moins habiles se sont tournés vers les jouets livrés « clés en mains » et tout aussi magnifiques.
Depuis 1999, avec sa collection «
Soul Of Chogôkin », le célèbre fabricant de jouets Bandai n’en finit plus d’exploiter sa licence avec Dynamics Production, la boîte du célèbre Go Nagai, créateur et dessinateur légendaire de
Mazinger Z. Crée en 1972, il fut le premier robot géant piloté qui inaugurera un style toujours en vogue de nos jours mais avec de grandes nuances. De nombreux personnages métalliques du fameux mangaka ont déjà été mis en vente, toutes séries confondues, et les ruptures de stock furent à chaque fois très rapides. Notons que l’on doit également à Go Nagai la création de
Goldorak (Grendizer au Japon).
La série Mazinger Z était connue pour ses nombreuses machines pilotées, et en particulier pour ses robots femelles. Elles étaient quatre. Dianan, Aphrodai, Minerva et
Venus. En 2001/2002,
Bandai les avait déjà toutes sorties en respectant leur formes et couleurs d’origine. Tout cela fleurait un peu trop les années 70, avec des couleurs criardes et bien peu de fantaisie. Durant la dernière moitié 2004, Bandai remit ça avec les mêmes personnages mais en introduisant cette fois-ci une touche de glamour tout en conservant le mauvais goût indispensable à ce genre de produit. Voici les
Mazinger Angels !
A bien regarder, ces quatre « robotes » se ressemblent toutes. Le même corps, les mêmes articulations etc. Il n’y a que la tête, les accessoires et la couleur qui les diffèrent. A moins d’
être blindé de pognon, inutile de les acheter toutes. Délaissant
Venus avec ses antennes et sa coupe à la Cléopâtre, la trop stricte
Dianan ou même Minerva, la plus chère des quatre et qui pique tout à Devil Man avec ses ailes, je me décidais donc pour Aphrodai. Ses couleurs me plaisaient et c’était la seule à ne pas ressembler à
Ayumi Hamasaki de tête. J’aime pas ces robots à visage humain ou assimilé…
La boîte est assez petite par rapport aux autres robots du même style. La figurine, emballée dans une sorte de cercueil en polystyrène, se révèle lourde car toute en métal. Seules la tête et les mains sont en plastique. Deux paires de mains sont disponibles à part (mains ouvertes et poings fermés). La finition du corps est impeccable, longiligne et très féminine. De nombreux points de vis au dos démontrent la solidité de l’ensemble. Les couleurs sont belles, le côté chromé la fait briller en plein soleil. On sait de suite que son pire ennemi sera les traces de doigts.
On rit beaucoup sur quelques détails sacrément ridicules, comme par exemple les talons-aiguilles du robot ou le sticker sur la face avant de sa culotte, avec marqué dessus « Mazinger Angels ». C’est comme le Port Salut, c’est écrit dessus… Dans le même style, elle a également une épée avec un gros cœur ailé rose sur la garde. On se croirait dans Sailormoon !
Bien qu’elle puisse se tenir debout sans problème, les talons-aiguille de la figurine ne rendent pas l’ensemble très stable en cas de vibration ou de choc. Pour parer à cela, un socle associé à un tuteur dorsal est fourni. Un tsunami peut venir, Aphrodai restera debout !
Enfin, le summum du mauvais goût est atteint avec les fameux oppai missile (« nichons missiles » en japonais…) qui marqua toute une génération au Japon. En effet, pour vaincre les armées du Docteur Hell, ces robotes utilisaient leurs charmes féminins. Outre les classiques missiles ronds et dorées s’éjectant réellement grâce à deux boutons-poussoirs au dos de la figurine, toute une série d’armes offensives est livrée et se clippent sur ses roploplos : capuchons « à vide » montrant que le missile a été éjecté, lames volantes (ancêtres des clavicogyres de Goldorak) et fléau d’armes avec chaîne façon « pinces à seins ». Il ne manque plus que son fulguro-stérilet et autre astéro-tampax !… Un conseil : à moins d’avoir reçu un solide entraînement de ninja, évitez de mettre la figurine sur le dos quand un missile est chargé si vous voulez conserver vos yeux, les boutons dorsaux sont très sensibles et son propre poids déclenche de suite le tir…
Un très beau jouet qui donnera une touche féminine à votre vitrine au milieu de vos autres sacs d’écrous masculins qui devaient se sentir bien seuls.

Le pilote, Sayaka Yumi, évoque un poisson dans son bocal...

Belle ligne.

Comme chaque modèle, Aphrodai A est livrée avec une
MAZINGER SWORD.

Le fil de l'épée...

Décapitation à l'ancienne.

Sur la défensive.

Mais aussi bagarreuse!

Le métal brille de mille feux (quand y'a de la lumière...)

Pose un peu ridicule, j'ai pas assuré là.

C'est nettement mieux!

Excalibur t'attend.

Elle en a dans le corset!

- Zut, j'ai les seins qui tombent...

Ces pinces à seins façon "fléau d'arme" sont les...

...
MEGATON HAMMER
Un seul suffira oui...

On change et on passe aux lames, si chères à Go Nagai.

Les
IRON CUTTER.

Quand tout a été balancé, on met les capuchons "à vide".


Encore un OPPAI MISSILE en réserve.


La marque sur le string...

Ah ces talons-aiguilles...

Le dos du présentoir.
- T'as pas cent balles camarade?
- Merci, je ne pouvais plus respirer!
La boîte, recto.